Chapitre II : Le mental analytique et les banques mnémoniques

Ce chapitre entreprend la recherche de l’erreur humaine et montre là où elle n ‘est pas.

 Le mental humain se compose de trois parties principales :

–  le mental analytique

–  le mental réactif

–  le mental somatique.

Considérons le mental analytique comme un ordinateur. Ce n ‘est qu ‘une comparaison, car si le mental humain se comporte comme un ordinateur, il est beaucoup plus sophistiqué et ses possibilités sont infiniment supérieures à celles de n’importe quel ordinateur.

Nous appellerons « mental analytique  » la partie du mental qui se livre à des calculs et à des raisonnements, puisque c ‘est elle qui analyse les données.

Le moniteur fait partie du mental analytique. C ‘est le centre de la conscience d’une personne. Autrement dit, c ‘est la personne ou autrement appelé le « Je « . Le moniteur commande au mental analytique. Ce n ‘est ni un démon ni un petit lutin qui exprime nos pensées. C ‘est le « Je ».

Quel que soit le nombre d’aberrations dont est affligé l’individu, le « Je » reste toujours le « Je « .

Chez un individu aberré le « Je  » est plus ou moins étouffé, mais il est toujours présent. Nous pouvons prouver facilement que le mental analytique se comporte comme n ‘importe quel ordinateur digne de ce nom. Qu’attendons-nous d’un ordinateur ?

Le mental analytique fait tout ce que nous attendons du meilleur ordinateur. Il en remplit touts les fonctions. Mieux encore, il construit les ordinateurs. Pour ce qui est des réponses qu ‘il fournit, il n ‘a rien à envier aux ordinateurs les plus perfectionnés, car elles sont invariablement correctes.

Le mental analytique n ‘est pas un bon ordinateur, mais un ordinateur parfait. Il ne se trompe jamais. Si la personne est intacte, il ne fera pas d’erreur (à moins bien sûr qu ‘on ait enlevé à cette personne une partie de son appareillage mental).

Le mental analytique est incapable d’erreur. Il est tellement certain de ne pas pouvoir commettre d’erreur, qu ‘il effectue ses raisonnements en partant du principe qu ‘il ne peut pas se tromper.

Si une personne dit : « Je ne sais pas faire de calcul », c ‘est soit qu ‘elle n ‘a jamais appris à calculer, soit qu ‘elle a une aberration concernant le calcul. Cela ne veut pas dire que le mental analytique est défectueux.

L’être tout entier, lorsqu ‘il est aberré, peut commettre des erreurs grossières, mais le mental analytique, lui, est incapable d’en commettre. Car un ordinateur ne peut traiter que les données qu ‘on lui fournit.

L’aberration provient, par conséquent, de la nature des données présentées au mental analytique.

Le mental analytique possède des banques mnémoniques. Pour fonctionner il a besoin Jeperceptiques (données) de souvenirs (données) d’imagination (données).

C ‘est une autre banque de données, une autre section du mental qui renferme les aberrations et crée les déséquilibres mentaux. Nous y reviendrons en détail dans le chapitre suivant.

Il ne faut surtout pas la confondre avec le mental analytique ou les banques mnémoniques.

Que les données emmagasinées dans les banques mnémoniques soient correctement évaluées ou non, elles n ‘en sont pas moins là.

Les sens reçoivent des informations, lesquelles sont immédiatement classées dans les banques mnémoniques.

Elle ne passent pas au préalable par l’analyseur. Elles sont directement classées et l’analyseur peut ensuite aller les prendre dans les banques mnémoniques.

 Il y a une banque ou une série de banques, pour chaque type de perception.

 Chaque perception individuelle est classée en tant que concept. Par exemple : la vision d’un spectacle est classée sur le champ dans la banque Visio, avec toutes les couleurs et tous les mouvements avec référence à toutes les données relatives aux spectacles, avec toutes les pensées, ainsi de suite. Sont également classées toutes les conclusions (successions de pensées) du moment, ainsi que les successions de pensée du passé avec leurs conclusions.

De même, le bruit de ce spectacle va être classé dans la banque audio et raccordé au système à références multiples, comme pour la perception visuelle. Les autres sensations du moment seront classées dans leur banque respectives.

Chaque perception sensorielle (vue, son, odeur, toucher, goût, sensation organique, douleur, kinesthésie (poids du corps) et émotion) est soigneusement et intégralement classée dans les banques mnémoniques.

Qu ‘importe le nombre d’aberrations que possède une personne et qu ‘importe si elle se croit capable ou non d’emmagasiner ou de se rappeler les données : elles sont là, rangées et classées.

Le fichier de données commence très tôt. Nous en reparlerons plus loin. Il emmagasine chronologiquement pendant toute la durée de l’existence, à l’état de veille comme à l’état de sommeil. Il a apparemment une capacité infinie.

Toutes les données stockées dans les banques mnémoniques sont correctes, en ce sens qu ‘elles sont enregistrées telles qu ‘elles sont perçues. Il peut y avoir des déficiences organiques comme la surdité ou la cécité (déficience organique c ‘est-à-dire d’origine physique et non pas causée par une aberration) ce qui va laisser des vides dans les mémoires.

Mais ce ne sont pas des déficiences de banques mnémoniques, il s’agit tout simplement de manque de données. Tout comme un ordinateur ou une machine à calculer les banques mnémoniques sont parfaites, elles enregistrent fidèlement et scrupuleusement. Un autre aspect des banques mnémoniques est qu ‘elles classent l’original et qu’elles transmettent des duplicatas à l’analyseur. Elles fourniront autant de duplicatas qu’il leur sera demandé sans jamais toucher à l’original.

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