Chapitre III : Le mental réactif

La cellule est une unité qui cherche uniquement à survivre. L’homme est un ensemble de cellules qui cherchent uniquement à survivre. Le mental de l’homme est le poste de commandement et il est conçu pour résoudre et poser des problèmes relatifs à la survie et rien d’autre. L’acte de survie à condition qu ‘il soit optimal conduit à la survie. 

Que fait le mental réactif ?

Il empêche de se rappeler les sons, odeurs, goûts, etc.. Il place des circuits vocaux dans la tête. Il fait bégayer, il est la cause des maladies mentales ; psychoses, névroses, convulsions refoulement, etc.. Il est capable de provoquer de l’arthrite, des rhumatismes, de l’asthme, des allergies, des sinusites, des troubles coronaires, des hernies atales, de la tension artérielle etc.. Bref toutes les maladies psychosomatiques, ainsi que quelques maladies non considérées comme psychosomatiques, tel que le rhume, angine, bronchite. Le mental réactif est la seule chose chez l’être humain à pouvoir causer ces maux. Voilà le mental qui a fait croire à Hitler que la race arienne était supérieure et qu ‘il fallait exterminer les sous-races, à Landru de tuer toutes ses femmes. C ‘est le mental qui pousse l’homme à ravaler ses espoirs, qui le maintient dans un état d’apathie, qui le fait sombrer dans l’indécision et qui le tue avant d’avoir commencer à vivre. Enlevez les engrammes et l’arthrite disparaît, la myopie s’atténue, l’asthme disparaît, l’estomac refonctionne normalement. Videz la banque réactivée de tous ses engrammes et le schizophrène est enfin capable d’affronter la réalité, le dépressif se met à accomplir des choses et le névrosé cesse de chercher des excuses pour prouver que ses névroses sont nécessaires et il commence à vivre.

 Le mental réactif est la seule et unique cause des aberrations. En admettant que les démons n ‘existent pas, en admettant que l’homme soit bon, alors comment le mal a-t-il pu pénétrer en lui ?

Quelle est la came de ses crises de folies furieuses ? Pourquoi a-t-il des peurs irraisonnées ? Revenons brièvement au mental analytique.

 

Examinons ses banques mnémoniques. Toutes les données relatives aux sons sont enregistrées et classées. Examinons les de plus près et regardons le facteur temps. Le temps est un sens très précis. Mais il y a quelque chose qui cloche avec cet enregistrement du temps : il y a des trous. Il y a des moments où rien ne semble avoir été stocké dans ces banques mnémoniques. Eh bien ces trous correspondent aux moments « d’inconscience  » qui est un état causé par les anesthésies, les médicaments, les drogues, les blessures, les chocs physiques ou émotionnels. Durant un moment de douleur intenses, le mental analytique cesse provisoirement de fonctionner. En fait il se comporte exactement comme un générateur qui disjoncte lorsqu’il y a surtension.

 Exemple : un homme est heurté par une voiture et sombre dans « l’inconscience « . Quand il reprend conscience, il n ‘a aucun enregistrement de la période pendant laquelle il était K.O. Voilà qui est anti-survie.

 

Ce la signifie qu ‘un individu qui reçoit une blessure n ‘a plus aucune volonté, alors que c ‘est justement dans ces moments qu’il faudrait exercer toute sa volonté. Que le mental cesse toute activité en cas de douleur est, par conséquent, anti-survie. Lorsqu’on résout le problème de la réaction de l’organisme dans les moments d’inconscience  » ou de quasi inconscience  » on résout du même coup le problème de la démence, des maladies psychosomatiques et de toutes les étranges aberrations mentales auxquelles les gens sont sujets et qui ont donné naissance à la fable « l’erreur est humaine « .

On peut donc prouver que :

1)  Le mental analyse tout 24W24, pendant toute la vie de l’organisme. Il l’enregistre à un certain niveau.

2)  Tous les enregistrements effectués au cours de l’existence sont accessibles.

3)  « l’Inconscience « , état dans lequel le mental n ‘a plus connaissance de son milieu environnant, n ‘est possible que dans la mort et impossible durant la vie.

 

L’inconscience en tant qu’oubli total (amnésie) n’est pas possible tant que l’organisme est en vie.

4)  Tous ces dérangements mentaux et physiques de nature psychique proviennent des moments d’inconscience.

5)  Il est possible de dénicher ces moments et de les débarrasser de leur charge* , ce qui permettra au mental de fonctionner à nouveau d’une façon optimale.

 

L’Inconscience  » est la cause unique des aberrations. Il n ‘existe aucun « conditionnement mental », si ce n ‘est à un niveau d’éducation conscient (si la personne a donné son consentement). Les sources principales d » ‘inconscience  » sont le choc qui accompagne un accident, la douleur causée par une blessure, les anesthésiques utilisés pour les opérations et les délires dont s’assortissent la plupart des maladies. Le mécanisme est très simple. Lorsqu ‘une vague destructrice de douleur physique ou d’émotion vient déferler brusquement ou qu ‘un poison comme l’éther vient s’insinuer partout, cela a pour effet de faire sauter les fusibles du mental analytique. Les banques mnémoniques cessent aussitôt de fonctionner. Les périodes d' »Inconscience » sont les vides dans les banques mnémoniques. Ces périodes manquantes se trouvent dans ce que nous pouvons appeler : « Banque du mental réactif.

* charge :


Force nuisible accumulée et stockée dans le mental réactif. Cette charge est créée par les expériences et les conflits qu ‘une personne a vécus. Pendant les moments où le mental analytique est partiellement ou totalement débranché, c ‘est le mental réactif qui prend le relais, en partie ou en totalité. Autrement dit, si le mental analytique est déconnecté à 50%, le mental réactif se branche à 50 %. Des pourcentages aussi nets sont, bien entendu impossibles. Ces chiffres sont approximatifs. Lorsque l’individu est partiellement ou totalement inconscient, le mental réactif entre en jeu. Lorsque l’individu est parfaitement conscient, son mental analytique commande totalement à l’organisme. Quand sa conscience diminue, le mental réactif entre en action, en proportion directe de la diminution de conscience. Les moments d’inconscience d’une personne sont anti-survie. Aussi est-il vital que quelque chose vienne prendre le relais pour aider la personne à sauver son organisme. Le boxeur à moitié groggy qui tient toujours debout, l’homme brûlé qui s’extrait de l’incendie, voilà des cas où le mental réactif se révèle fort utile. Le mental réactif est « ‘un dur ». Il le faut bien, s’il veut encaisser les vagues de douleur qui paralysent la conscience. Le mental réactif est un mécanisme grossier, mais d’une précision terrifiante. Sa capacité de raisonnement est faible (plus faible que celle d’un crétin), mais qu ‘attendre d’autre d’un mécanisme qui reste branché lorsque le corps est en tain de cuir à petit feu ou d’être réduit en morceaux ?

Le mental réactif n’emmagasine pas à proprement parler des souvenirs. Il emmagasine des engrammes. Un engramme est l’enregistrement complet, dans les moindres détails, de toutes les perceptions présentes durant un moment d’inconscience partielle ou complète. Ce type d’enregistrement est aussi précis que n ‘importe quel autre enregistrement de l’organisme, mais il possède une force qui lui est propre. On pourrait le comparer à un disque ou un film qui, en plus du son et de l’image, contiendrait toutes autres perceptions : odeurs, goût, sensations organiques avec en plus douleurs et émotions.

 Il y a cependant une énorme différence entre un engramme et un souvenir. Un engramme peut être définitivement installé dans les circuits du corps et il se comporte comme une entité à part. Le pouvoir des engrammes sur le corps est « inépuisable « .

 

Un engramme réactivé chez un individu au nombre x de fois aura à chaque fois la même puissance. En fait, il gagne en puissance chaque fois qu’il est réactivé. Lorsqu’on élimine les engrammes contenus dans le mental réactif d’une personne, ses facultés de raisonnement et son efficacité augmentent considérablement. Sa santé s’améliore très nettement, et ses décisions sont rationnelles et pro-survie, ce qui signifie qu ‘elle est heureuse de vivre, qu ‘elle aime la compagnie des gens et qu ‘elle est constructive et créatrice. Une personne ne devient destructrice que lorsque quelque chose menace vériablement la sphère de ses dynamiques. Au stade de révolution humaine, les engrammes ont une valeur purement négative. Aucun engramme n ‘a la moindre valeur positive. Le mental réactif a été conçu pour garantir la survie. Et il continue, en apparence, de remplir cette mission. C’est du moins ce qu’il veut faire croire. Mais ses erreurs monstrueuses ne font qu ‘éloigner l’individu de la survie. Il y a trois types d’engrammes et chacun d’eux est source d’aberrations.

 Nous avons tout d’abord l’engramme anti-survie.

 Il contient de la douleur physique, de l’émotion douloureuse. Chacune des perceptions est une menace pour l’organisme. Une enfant assommée par un violeur qui ensuite abuse d’elle va avoir ce type d’engramme. L’engramme anti-survie contient une menace apparente ou réelle pour l’organisme. Ensuite nous avons l’engramme pro-survie. Un enfant qu ‘on ait maltraité tombe malade. Pendant qu ‘il est partiellement ou totalement « inconscient « , on lui dit qu ‘on va prendre soin de lui, qu ‘on va l’aimer tendrement, etc.. Cet engramme n ‘est pas anti-survie, mais pro-survie. Il semble favoriser la survie. De ces deux types d’engramme, le second est le plus aberrant car il est renforcé par l’affinité, laquelle est plus puissante que la peur. Et enfin, nous avons V engramme d’émotion douloureuse. Il est causé par une perte brutale, comme par exemple la mort d’un être cher. La banque du mental réactif se sert uniquement de ces engrammes pour « penser ». Et sa façon de « penser » arracherait des jurons de désespoirs à KORZYBSK1 * car le mental réactif pense par identités, c’est-à-dire qu’il considère que tout est identique. Si le mental analytique devait tirer des conclusions concernant les pommes et les vers, cela donnerait quelle chose comme ceci :

 Certaines pommes contiennent des vers, d’autres n’en contiennent pas ; lorsqu’on croque une pomme on peut parfois tomber sur un ver, sauf si elle a été traitée au moyen d’un produit adéquat ; les vers laissent des trous dans les pommes.

 

Le mental réactif, lui, résonnerait de la façon suivante, en s’appuyant sur les données relatives aux pommes et aux vers contenus dans sa banque d’engrammes : pomme = vers = croquer = trous dans les pommes – tous les trous = pommes = vers et rien d’autre = pomme -croquer, etc..

 Le mental analytique est capable de faire des opérations d’algèbre hyper compliquées, d’employer la logique symbolique pour effectuer des raisonnements délicats, d’effectuer tous les calculs relatifs à la construction d’un pont ou la conception d’un vêtement.

 

Toutes les équations mathématiques existantes sont l’oeuvre du mental analytique et celui-ci peut, à tout moment y avoir recours pour résoudre des problèmes.

Mais pas le mental réactif. Lui ne connaît qu ‘une équation : A = A = A = A.

 

 

* Korzyb ski Alfred (1879-1950) ‘. Savant et écrivain américain qui a fondé la Sémantique générale

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