Chapitre IV : La cellule et l’organisme

L’étude des cellules humaines a surtout été faite à partir de tissu mort. Il manque aux tissus morts une qualité inconnue, primordiale : la vie.

Par le biais de l’observation en thérapie, les cellules sont à l’évidence dotées d’une certaine forme d’intelligence.

Lorsqu’ on pénètre dans un domaine nouveau en brandissant des postulats qui marchent dans tous les sens, on finit inévitablement par découvrir des faits qui bousculent les théories d’autrefois. Et lorsque ces faits s’avèrent être des faits scientifiques, aussi scientifiques que l’observation selon laquelle une pomme tombe lorsqu’elle est soumise à V attraction terrestre, on ne peut que les accepter. Le rejet des théories anciennes peut parfois ébranler certaines croyances bien ancrées ou un attachement nostalgique à certaines écoles, mais tant pis 1 Un fait est un fait.

Les cellules en tant qu’entités pensantes ont manifestement une influence sur le corps, considéré comme organisme et entité pensante. De toute évidence, les cellules conservent les engrammes d’expériences douloureuses. Après tout, ce sont elles qui sont blessées. Le mental réactif pourrait bien être constitué de l’ensemble de l’intelligence cellulaire. Nous pouvons considérer que les banques du mental réactif se composent de données emmagasinées dans les cellules elles-mêmes. Nous savons que lorsque l’organisme se trouve en présence de douleur physique, il provoque un court-circuit dans l’analyseur ; résultat : l’organisme, en tant qu’entité perd une partie, voire la totalité de sa conscience.

Durant les moments où l’analyseur est « hors service » chaque perception, y compris la douleur physique est enregistrée. Chaque fois qu’il y a douleur, l’analyseur cesse plus ou moins de fonctionner.

Il y a deux catégories de données : d’une part l’éducation et l’expérience, dont les données sont enregistrées et restent accessibles au mental analytique, et, d’autre part, l’aberration, c ‘est-à-dire l’ensemble des données emmagasinées dans le mental réactif qui sont souvent utilisées mais jamais atteintes par le mental analytique, sauf en thérapie.

Il semblerait y avoir deux types d’enregistrements. Le premier est l’enregistrement cellulaire : les cellules emmagasineraient des données. Comme ces cellules en .se reproduisant restent elles-mêmes (c’est à dire que quand la cellule A se divise, les deux moitiés sont encore cellule A).  L’intelligence cellulaire ne se perd pas, l’identité personnelle est reproduite exactement. Dans le cas de l’homme, la procréation est plus complexe et l’identité est perdue : le fils n’est pas le père, mais un composé génétique provenant d’un grand nombre d’ancêtres. A partir de la conception, les cellules de l’être humain sont douées d’un pouvoir de perception et de mémoire énorme. Dès le tout début de la vie intra-utérine, le cerveau et le système nerveux fonctionnent déjà. Depuis ce moment jusqu’à la naissance l’être humain semble capable d’évaluations analytiques d’une nature assez complexe. Chose bien plus certaine, il conserve l’information au niveau réactif. La peur, la douleur et l’inconscience étendent le champ de perception de l’individu. Quand il est traumatisé dans le sein de sa mère, ses sens s’étendent au point d’enregistrer des sons qui proviennent de l’extérieur du corps de la mère. Il les enregistre si bien que leur nature précise est emmagasinée afin qu ‘il puisse s’y référer dans le futur. L’être humain dans le sein de sa mère, réagit à la réception des engrammes exactement comme après la naissance, emmagasinant les données avec précision et y réagissant.

Avant la naissance l’être humain a un très grand pouvoir de réparation à cause de la grande quantité de tissu conjonctif ‘ d’oxygène et de nourriture. Ce pouvoir de réparation est incroyablement grand, au point qu’avant la naissance un être humain peut être gravement déchiré et éventré sans présenter par la suite de déficiences de structures. Cependant, il reçoit des engrammes qui sont sujets à restimulation. Dans de nombreux cas de tentatives d’avortement de grandes portions du cerveau de l’être humain prénatal peuvent être apparemment blessées sans que le cerveau souffre de déficience ou porte même de cicatrice après la naissance. Ce pouvoir de réparation ne réduit cependant pas l’extrême gravité des engrammes reçus avant la naissance.

1- Tissu conjonctif: tissu animal jouant un rôle de remplissage de soutien ou de protection. Le derme, le tendon, le muscle sont formés de tissu conjonctif.

La tentative d’avortement est le plus grand producteur d’aberrations. Les enregistrements de l’être humain avant la naissance sont si exacts que le mental réactif ne fait pas d’erreur en reconnaissant ses ennemis après la naissance. Le mental tombe dans l’aberration parce que tant qu’il est petit et faible l’enfant doit dépendre de ces mêmes ennemis pour ses besoins vitaux élémentaires. L’émotion des engrammes prénatals sont exactement celle de la personne ou des personnes essayant d’effectuer l’avortement. L’être humain avant la naissance s’identifie avec lui-même, mais l’adulte renvoyé à la période prénatale réinterprète les données, et s’aperçoit qu’’il s’est assimilé et qu’il s’assimile encore à d’autres personnes associées à ces tentatives.

Copyright © 2015. Tous droits réservés.